Jean Vanier dans l'actualité

Des paroles qui peuvent nourrir notre réflexion

Il y a presque un an, des membres de la communication du doyenné sur une idée de l'abbé André Merville vous invitait à un ciné- débat autour du film réalisé par frédérique Bedos "Jean Vanier, le sacrement de la Tendresse".

Vous étiez nombreux à honorer cette invitation et nous avions eu beaucoup de joie à entendre des témoignages personnels et des expériences collectives vécues dans les associations telles que Bethsaïde, La cantine de Joséphine, Foi et Lumière mais aussi la maison de quartier de la pépinière à St Saulve ou encore la Fraternité Chrétienne  des personnes malades et handicapées.

Depuis quelques jours ont surgi des révélations sur Jean Vanier. Elles sont douloureuses à recevoir. Mais des médias spécialisés proposent cette information avec lucidité et transparence comme cette interview de KTO ci- jointe ou avec un discernement nécessaire comme cet édito d'Isabelle de Gaulmyn sur RCF ci- joint.

Plus près de nous, notre curé- doyen qui a encouragé notre projet de ciné- débat et qui est particulièrement attaché à l'oeuvre de Jean Vanier a exprimé aux acteurs des clochers de St Géry dans un mail datant du 23.02 les propos suivants, (repris ci- dessous, avec son accord)

Je vous écris ces lignes au moment de la publication des résultats d’une enquête des responsables de ‘l’Arche’ sur leur fondateur Jean Vanier. (Voir les sites de l’Arche, de La Vie et de la Croix ainsi que les communiqués de la conférence des évêques, entre autres). Une semaine après l’accueil festif de ‘Foi et Lumière’ à St Géry, je suis atterré par ce qui est révélé des mensonges et des pratiques mystico-sexuelles de cet homme que l’on avait déjà canonisé il y a un an au moment de sa mort et du film que nous étions allés voir ensemble au Gaumont. Le choc est à la mesure de la (trop) grande admiration que j’avais pour lui suite à tout ce qu’il m’a fait découvrir depuis 50 ans lors des rassemblements Foi et Lumière et d’une retraite qu’il a donné aux prêtres de Cambrai il y a 7 ou 8 ans avec Mgr Garnier à Trosly Breuil. Certes, tout un chacun a sa part de faiblesse et de péché et a droit à la miséricorde mais le gouffre séparant l’image de cet homme icônique avec la réalité des faits - dévoilés avec courage par ses successeurs - est telle qu’il provoque dégoût et tristesse pour les victimes de telles manipulations destructrices collectives. L’œuvre demeure et je pense à tous ceux qui accompagnent les 150 communautés de personnes porteuses de handicap mental dans 38 pays du monde. Je sais qu’ils sont effondrés par ces révélations. Que l’Esprit les aide à dépasser les ténèbres pour retrouver la force nécessaire de l’accompagnement des plus fragiles.

RECOMMANDATION DE LECTURE DU DOYEN: Cliquez ici vers un article de la CORREF_ Conférence des religieux et religieuses de France_ signé de Sr Véronique Margron

 

 

 

Article publié par doyenné • Publié le Lundi 24 février 2020 • 257 visites

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